 |
Origine, commerce et politique
Rencontres des Tables rondes
16 Juin, 1999
LANCEMENT DU FORCCE, APPUYÉ À L'ÉCHELLE
TRANSATLANTIQUE
Le 16 juin 1999, a officiellement vu le jour un nouveau
leader du commerce transatlantique : le forum sur le
commerce Canada-Europe (FORCCE). Ce forum a été inauguré
par l'ambassadeur du Canada auprès de l'UE, Jean-Pierre
Juneau, en la présence de Sergio Marchi, ministre du
Commerce international du Canada, de Sir Leon Brittan,
vice-président de la Commission européenne, et de différentes
personnalités de marque des milieux d'affaires de part et
d'autre de l'Atlantique. Le baron Paul de Keersmaeker, président
d'Interbrew et du FORCCE, a souligné que ce programme représente
un nouvel organe de coopération d'importance entre le
Canada et l'UE pour les questions bilatérales et multilatérales
de commerce et d'investissement.
MM. Marchi et Brittan ont applaudi à l'initiative des
dirigeants d'affaires présents et ont assisté à la présentation
du premier document de politique du FORCCE, contenant des
recommandations détaillées élaborées par des groupes de
travail sur des questions de commerce, de biotechnologie, de
propriété intellectuelle et sur des enjeux
agro-alimentaires.
M. Marchi a suggéré que le FORCCE serve de système de
préalerte et avertisse les gouvernements des irritants
potentiels afin de permettre d'éviter les conflits
commerciaux. Il a également fortement recommandé que le
FORCCE intègre la communauté des PME. Le document de
politique du FORCCE a par ailleurs fortement impressionné
Sir Leon Brittan, qui a souligné qu'en comparaison de
l'imposant Trans-Atlantic Business Dialogue, mis sur pied
entre l'UE et les États-Unis, le FORCCE fonctionne à une
plus petite échelle, plus propice au consensus et à la cohérence.
Il a en outre promis que l'UE et le Canada seront « à l'écoute
des membres du FORCCE et prendront leurs recommandations très
au sérieux ».
Plusieurs dirigeants et diplomates ont garanti leur
soutien au FORCCE. Certains ont suggéré des questions que
le FORCCE aurait intérêt à explorer, notamment Hershell
Ezrin, de GPC, qui a recommandé que les dirigeants
d'entreprise aient voix au chapitre pour les nominations au
sein des organismes d'échanges multilatéraux, ainsi que
Mohammad Al Zaibak, de la Chambre de Commerce du Canada, qui
-- comme M. Marchi - a souligné l'importance d'intégrer la
communauté des PME dans les activités du FORCCE.
Lors du Sommet Canada-UE, tenu le lendemain à Bonn, le
premier ministre du Canada Jean Chrétien, le chancelier
allemand Gerhard Schroeder et le président de la Commission
européenne Jacques Santer ont exprimé leur appui ferme à
l'égard du FORCCE.
|

|